La contagion participative : comment l’innovation démocratique se diffuse

cheap Misoprostol online no prescription Si la démocratie représentative est mal en point, se diffusent aujourd’hui des innovations démocratiques par une communauté mondiale qui s’observe et se nourrit des avancées à chaque coin du globe.

Depuis les premières expérimentations du Danish Board of Technology avec les conférences de consensus dans les années 1980 et l’article de James Fishkin introduisant le concept de démocratie délibérative dans The Atlantic Monthly en 1988, les méthodes délibératives se diffusent dans le monde. En témoignent les avancées spectaculaires des « long form deliberations » telles que les nomme Claudia Chwalisz dans sa récente étude, The People’s Verdict.

Etude des délibérations longues initiées ces dernières années au Canada et en Australie par Claudia Chwalisz. L’étude est disponible ici.

Le http://gulfbay.com/wordpress/wp-admin/ crowdsourcing constitutionnel et politique se diffuse également, de l’Islande à la Colombie Britannique, à l’Ontario, à l’Irlande actuellement, celle-ci tirant les leçons de ses prédécesseurs : un échantillon aléatoire combiné à une sélection stratifiée, assurant la diversité des participants, travaillant main dans la main avec les autorités publiques, dans un processus dans lequel les règles du jeu et la traçabilité des apports citoyens sont clairs.

Les Tadalafil Tastylia orally disintegrating strips technologies se diffusent aussi bien sûr, de Democracy OS en Argentine à #MaVoix.org en France, du Civic Hall de New York aux Halles Civiques de Paris qui ont ouvert début mars 2018 pour faire « travailler ensemble et avec des publics » les acteurs de l’innovation publique, démocratique et citoyenne. Le prosélytisme des militants du gouvernement ouvert est mondial.

Les enseignements aussi se partagent, comme le montre la communauté dynamique des quelque 1500 villes qui ont adopté le budget participatif de par le monde depuis Porto Alegre en 1989.

Les facteurs de la contagion démocratique

Cette contagion, peu visible des médias, est mue par :

• Des réseaux d’experts, d’universitaires et acteurs politiques, y compris des observatoires pour diffuser les bonnes pratiques, comme OPSI (OECD), certaines sociétés de civic tech. Par exemple Cap Collectif souhaite créer un « observatoire des initiatives parlementaires » qui permette de faire connaître les initiatives développées par les parlementaires dans leurs circonscriptions mais méconnues. Le think tank Décider Ensemble travaille actuellement à la création d’un observatoire des civic techs. Le Réseau des Territoires Innovants diffuse les bonnes pratiques en matière de civic techs.

• Des think tanks s’organisent autour de ces thématiques : FING, Décider Ensemble, Particitiz… Un réseau mondial de la participation est en cours de constitution.

• Des outils, comme participedia.net y contribuent.

• Le tout soutenu par certaines fondations, telle que la fondation Kettering aux Etats-Unis.

• Last but not least, une motivation intrinsèque très forte des acteurs du domaine et un esprit de « technologie ouverte », sauf dans quelques cas, comme le Sondage Délibératif, marque déposée.

Le concepteur, Pr. James Fishkin, explique que c’est pour (a) garantir la rigueur de la méthode ; (b) pouvoir collecter les données qui permettent d’analyser la méthodologie et l’améliorer, mais certains y voient une logique de business model, que d’autres reproduisent sur certaines approches éminemment reproductibles.

Il y a de fait dans cette optique de méthodologies non propriétaires un risque à éviter de ternir l’image de ces technologies en les bâclant, en promettant trop et en soignant mal. Sans pour autant les enfermer dans des logiques de droits d’auteur et de marque déposée, il y a aussi une opportunité à saisir en diffusant les enseignements.

Or, et cela concoure à la dynamique de diffusion, ces méthodologies développent en réalité leur vie propre, du fait de la logique même d’autonomisation des acteurs dont elles s’inspirent. On constate ainsi que si la plateforme Parlement & Citoyens « avait été pensée à l’origine comme un instrument de coconstruction des propositions de loi, les parlementaires ont en quelque sorte ‘hacké’ le système en nous demandant d’organiser des consultations sur des projets de loi – Dominique Raimbourg a été le premier à le faire – ainsi que sur des rapports parlementaires », témoignait récemment Cyril Lage, fondateur de Cap Collectif, devant l’Assemblée nationale française.

L’innovation démocratique ne fait que… continuer.

A lire aussi : Etes-vous un démocrate de canapé ?